Une Enfant Du Siècle

Eden, Eden

Nous sommes toutes les filles de l’Eden
Nous dévalons ses rues cendrées
Au coeur d’un éternel été

Nous sommes les demoiselles d’Eden
Les châtelaines au coeur scellé
Qui cède au quatorzième été

Les soleils mourants
De ces ciels voilés
Sont mes adieux en grand

Les soleils voilés
De ces ciels noyés
Sont mes adieux en grand

Au coeur du coeur de la nation
Toutes les jeunes filles sont des faucons
Les ombres refluent sous les buissons
Sur toutes les peaux vierges de l’Eden
S’envolent les colombes de l’Eden
Qui soufflent au génie du lieu
Leurs adieux

Les soleils mourants
De ces ciels voilés
Sont mes adieux en grand

Les soleils voilés
De ces ciels noyés
Sont mes adieux en grand

Le vent gonflait les voiles de l’Eden
Lançait les filles américaines
A l’assaut de villes inhumaines

Couvre tes bras nus, ô mon Eden
Dans la vie on se quitte, on rompt
On finit seul sous les flacons
Oh, adieu

Les soleils mourants
De ces ciels voilés
Sont mes adieux en grand

Les soleils voilés
De ces ciels noyés
Sont mes adieux en grand

Les soleils mourants
De ces ciels voilés
Sont mes adieux en grand

Les soleils voilés
De ces ciels noyés
Sont mes adieux en grand

Promis, j’appellerai
Mais il le faut, je m’en vais
Dans le feuilleton des feuilles
Parmi les vaisseaux,
Parmi les fusées de l’Eden

Grand Central

Ça y est
Converse lacées
Cheveux lâchés
On est arrivé
Dedans
Ah comme c’est beau
Dans les échos
Sous la coupole
C’est mieux encore
Une fois dehors
Il fait si bleu
Il fait si bruit
Nous sommes si peu
(J’ai faim, mon dieu, j’ai faim)

Grand Central
Grand Central
Tout le monde descend

Deux flèches
Les feux revêches
Le manteau croisé
Les épaules carrées
Du vétéran
Les policiers
Leurs pommes d’Adam
C’est le printemps
Les tours d’acier
Quarante-deuxième rue
Millième avenue
L’armée du salut
Y a pas d’horizon
(C’est de la science-fiction)

Grand Central
Grand Central
Personne l’attend, mais

Elle attendait une limousine sous l’auvent de Tiffany
On aurait dit la fille du président, une vraie peste
Sous les bords de sa capeline grésillait une Lucky
Elle me demande qui je connais sur la côte Est

Entre l’azur et ses yeux blonds, le soleil a choisi
Edie, Edie, fille de paille, Edie de la Factory
Edie était du genre plutôt très belle

Grand Central
Grand Central
Tout le monde descend
Grand Central
Grand Central
Personne l’attend

Limelight

Dream always and all ways

I don’t know where I’m going,
Looking for the limelight (bright)
I can’t recall where I’ve been

In this long long white night
Find a way and away
I don’t know if I should?

Burning waves of ecstasy? Oui?
Stairs, lights, music, sweat
Scares, fright, panic, threat

La Candida

Yo aqui tu allá
Por mí volverás
Me muero me muero

Lo sé eres fiel
Jamás mentirás
No olvidarás
No hay otra más
¿A quien amarás
Si no es a mi?

Soy la candida
Enamorada
Yo creo en ti (yo te creí)

Soy la Candida
Tú no me engañas
Piensas en mi

Lo sé eres fiel
Jamás mentirás
Me muero me muero
¿Feliz tu sin mi?
¡Oh dios no podrás!
Vives aquí
Aquí muy aquí
Solo para mi
Yo creo en tí

Soy la Candida
Enamorada
Piensas en mi (Yo te creí)

Soy la Candida
Tú no me engañas
Piensas en mi

Candida
Ciega

Candida

Les Collines (Never Leave You)

Poursuivie, j’ai gagné les collines
J’ai pris le maquis
Semé les chiens de chasse, effacé mes traces
Maquillé ma fuite

Mes valises sont vides, mon coeur léger
Léger

Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
New York I’m sorry, I loved you so
But I have to go
Tes vitrines infinies, tes horizons dorés,
Je veux m’en passer
Auprès des Hespérides, j’irai panser
De grands félins timides, des cygnes blessés
Blessés

Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you

Mes valises sont vides, mon coeur léger
Léger

Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never ever wanna leave you
Never wanna leave you
Never wanna leave you

14 Décembre

14 décembre de cinq à sept
Grand vent d’ouest, la ville tremble
Cinq quaaludes, sept percocet
Je me rendors parmi les cendres

Des croix et des croisés

Si ce soir c’est la guerre, je suis parée
De toute l’armée j’ai les plus belles armes
Je ne ferai pas de prisonniers
Soir après soir
Dexedrine et dollars
Nuit après nuit
Ma vie
Sous un feu nourri de regards
Soir après soir

Quatorzième nuit de décembre
La lune ouvre un oeil lysergique
Mon taxi aux vitres sombres
Comme sans pilote file en automatique

Des croix et des croisés

Au bout d’un long corridor
La musique règne comme une idole d’or
Où s’accolent les humains dérisoirement

Soir après soir
Mille milliers de petits départs
Nuit après nuit
Ma vie
Sous un feu roulant de regards
Soir après soir

Soir après soir
Dix milliards de petits départs
Nuit après nuit
Ma vie
Sous un feu roulant de regards
Soir après soir

A Coeur fendre

J’ai forcé la porte des enfers
J’ai rompu le sceau défendu
Pour toi

Détourné le cours d’un volcan
Pour réchauffer tes bras tremblants
Pour toi

Le ciel est noir
La vie est sombre
Il gèle à pierre fendre
J’ai froid

J’ai avancé l’heure de l’aurore
J’ai brusqué le retour des fleurs
Pour toi
J’ai fait les vitres, changé l’ampoule
Etouffé les cris de la foule
Pour toi

Le siècle s’effondre
Débris, décombres
Il gèle à coeur fendre
J’ai froid

Il n’y a plus un bruit dans le jardin d’hiver
Nous nous abritons sous les ramures contraires

Sans toi, le monde
Vacille, succombe
Il gèle à coeur fendre
J’ai froid

(Sans toi)

Factory Girl

C’est la fin de la ballade
Pour adorable ado
Seule face au Hasselblad
Fendue de bas en haut

Inanimée, docile
Façon petit soldat
Scrutée de long en large
De trois quart, de profil

Factory Girl
Sur le fil du miroir
Factory Girl
Toutes les couleurs du noir

C’est la plongée dans l’abîme
D’un jeune oiseau de proie
Soumis aux lois du film
Argentique qui décroît
Vu d’en haut c’est sublime
Non rien ne vous déçoit
La plongée dans l’abîme
N’en a que plus d’éclat

Factory Girl
Dernier drame, dernière scène
Factory Girl
C’est à peine de la peine

Factory Girl
On reprendra demain
Factory Girl
Jusqu’à la fin des fins des fins des fins des fins

Une Fille Difficile

Souvent je vire
À l’orage
La vie chavire
À la marge
Une fille difficile
Du feu sous les cils
Désaccordée
Une fille indocile
Mais quand tu m’écris
Ecoute, reviens, pardon, tu sais, je t’aime, oublie
J’y crois, j’oublie

Faut-il me confisquer ?
Me capturer ?
Faut-il m’échapper ?
Faut-il m’aimer ?
Souvent rétive
Aux regrets
Et fugitive
À regret
Une fille indocile
Du feu sous les cils
Parfois fautive
Une fille difficile
Et si je m’en vais
J’habite encore tes bras, ta voix, tes heures, ton coeur
Comme un remords

Faut-il me confisquer ?
Me conjurer ?
Faut-il m’échapper ?
Faut-il m’aimer ?

Faut-il me confisquer ?
Me capturer ?
Faut-il m’échapper ?
Faut-il m’aimer ?

Mes Fantômes

Oh mes fantômes, mes zones sombres, mes heures d’ombre, mes dangers, mes mirages
Oh mes erreurs, mes faux-fuyants, mes cousus blanc, mes histoires, mes calvaires
Oh mes enfants, mes feux filants, dieux innocents, mes héros solitaires
Oh mes amours, nos jeux troublants, tes yeux brûlants, mes larmes, mes miracles

Oh mes secrets, mes ?uvres au noir, sans l’air d’y croire, mes regrets, mes silences
Oh mon enfant, mon diamant noir, mon solitaire, mon petit, ma prière

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